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Course du figaro: C’est le grand jour !

Publié le par actu

C’est le grand jour, celui du coup d’envoi de la 41ème Solitaire du Figaro, la quatrième de Jean-Pierre Nicol, la première à la barre de Bernard Controls. Au menu de cette première étape en Le Havre et Gijon, des pièges à foison, une météo incertaine et 515 milles d’un véritable casse-tête pour le plus long chapitre du cru 2010 de l’épreuve. Compliqué, ce premier acte n’en est pas moins dénué d’intérêt. « On va avoir de quoi s’amuser! » lâchait Jean-Pierre peu avant le départ et force est de constater qu’en effet les distractions ne risquent pas de manquer. Après un prologue disputé sans enjeu et sans pression, voici que sonne l’heure des choses sérieuses. Le Trinitain nous y plonge en détails…

S’attendre à peu de répit

« On ne part pas sur une course de vitesse pure mais sur une étape très ouverte. La grande difficulté va être la gestion du bonhomme. On risque en effet de très très peu dormir sur les premières 24 heures et juste après ce passage, il y aura ces fameuses algues qui nous ont déjà posé problème sur le prologue. Elle sont source de stress, de dépense d’énergie et de boulot en plus parce qu’elles obligent à se pencher, à regarder la quille et les deux safrans. Passée la pointe Bretagne, les incertitudes sont nombreuses… autant dire que le sommeil ne sera pas franchement à l’ordre du jour. Mais il va falloir anticiper parce qu’entre faire une course de trois jours et une de quatre jours ce n’est pas la même chose. Sur la première on peut tenir quasiment sans dormir, façon sprint. Pas sur la deuxième!

 

Une étape en quatre volets

« On peut diviser le parcours de cette première étape entre Le Havre et Gijon en trois voire quatre parties. Entre le départ et Barfleur, il y a clairement beaucoup d’incertitudes avec la négociation d’une baie avec du vent mou. Aller au large ou pas ? Ce sera l’un des points clés de la course parce que ça pourrait partir par devant. Entre La Hague et la pointe Bretagne, nous allons partir sur un grand bord de reaching et une course de vitesse. La troisième partie de cette étape pourrait être à elle seule la négociation de la pointe Bretonne qui n’est pas toujours très facile. Il faudra faire très attention aux courants mais c’est un coin que je connais bien. Enfin, le Golfe de Gascogne va présenter de vraies incertitudes. Nous serons dans le placement de la flotte par rapport à une dorsale. Plus vite on ira dans le Sud et plus vite on y échappera. Mais chacun sait qu’en bateau la ligne droite n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux. Cette dernière partie va nous donner la possibilité de faire de la vraie météo. L’atterrissage à Gijon est toujours un peu piégeux mais psychologiquement, quand on arrive à 15 milles c’est bon pour le moral.

 

Les objectifs : accrocher le bon paquet !

« Cette première étape me fait peur parce que je suis un compétiteur et que pour moi une grosse part de la motivation est liée au résultat. Il va donc être important d’accrocher le bon paquet, celui de tête, et de bien se jauger en vitesse. C’est une étape qui peut faire mal! ».

 

C’est à 14 heures que retentira le coup de canon au large du Havre. Les premiers concurrents sont attendus samedi au petit matin dans le port des Asturies.

Publié dans actualité sportive

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