Coupe de la Ligue: Les Marseillais rompent la malédiction

Publié le par actu

Les Marseillais remportent la Coupe de la Ligue face à Bordeaux, le 27 mars 2010

Les Marseillais remportent la Coupe de la Ligue face à Bordeaux, le 27 mars 2010/AFP PHOTO / THOMAS COEX
FOOTBALL - Après 17 ans de disette, les joueurs comme les supporters marseillais en avaient plus envie que les Bordelais...

Pour étancher la soif, peu importe le flacon. Pas belle cette petite Coupe de la Ligue? Parlez-en aux Marseillais qui ont bondé les TGV, les métros et les RER. Parlez-en à la tribune Sud du Stade de France, vibrante des heures avant le match, et qui a communié de longues minutes avec ses joueurs au coup de sifflet final. 17 ans de jeûne, le peuple bleu ciel et blanc avait trop faim. Samedi au Stade de France, leurs gars les ont plus que rassasiés. Un but de Diawara de la tête à l’heure de jeu, une énorme frappe du gauche de Valbuena et un CSC de Chalmé. En dix minutes, les Marseillais ont dévalisé la vitrine bordelaise et vaincu le syndrome du Stade de France (deux finales perdues). La Coupe s’est offerte à ceux qui l’avaient le plus désirée.

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CDL Marseille Bordeaux FINALE 2010
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Au coeur de ce combat, Didier Deschamps a-t-il repensé à Roger Lemerre? «Quand cerveau veut, jambe fait», lui criait l’assistant d’Aimé Jacquet pendant les entraînements, quelques semaines avant le 3-0, face au Brésil. L’entraîneur de Marseille, vainqueur du dernier trophée olympien entant que joueur en 1993, sait mieux que quiconque que le foot n’est un sport de virtuose que dans les résumés Youtube. Les finales, elles, se gagnent au mental.  «La pire des choses dans une finale c’est de ne pas la jouer. Il faut se donner les moyens de se d’aller au bout de soi-même », lâche Deschamps qui a de quoi être fier. Car samedi, face aux atermoiements des bordelais déjà un peu la tête à l'Europe («Cette finale? Mal placée à trois jours du quart de finale de la Ligue des champions»), les Marseillais se sont transformés en gladiateurs.

Un groupe prêt à la bataille

Parfois débordés par le collectif huilé des Bordelais qui ont finalement aligné leur équipe-type après avoir tenté un coup de bluff, ils ont d’abord répondu présent dans le duel physique. Comme Brandao imposant son 1,89 m sur Chalmé (carton jaune). Ou encore à ce moment charnière du match, quand Sané puis Diarra (un carton jaune chacun) ont assassiné Lucho. L’équipe marseillaise, poussée par un public en effervescence, a alors entouré l’arbitre. Comme un groupe prêt à aller au combat. «On avait plus faim qu'eux», glisse Souleymane Diawara.

Et l’envie a payé. Sur coup de pied arrêté avec cette tête du défenseur Diawara. Puis sur une énorme frappe du gauche de Mathieu Valbuena qui crucifie Ulrich Ramé. Avant le but contre son camp de Chalmé. Un but d’un ancien du club, un deuxième d’un joueur repéré à Libourne-Saint-Seurin et un but contre-son-camp, cruel pour les Bordelais qui ont sans doute déjà la tête à d’autres objectifs. La Coupe de la Ligue vient de changer de mains et le but du Sané n'y change rien. Et dire que José Anigo qui, pensant être le chat noir, a failli ne pas monter à Paris. Le manager a bien fait de quitter le temps d’un week-end la Méditerranée. Il ne rentrera pas les mains vides.

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