Christian Estrosi accusé d'avoir deux logements de fonction

Publié le par actu

Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, le 18 février 2010 à Dreux.

 

 

Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, le 18 février 2010 à Dreux. SICHOV/SIPA

POLEMIQUE - L'un serait à la disposition de sa fille, étudiante...

Le Canard Enchaîné aligne dans son édition de mercredi Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie, qui bénéficierait de deux logements de fonctions. Le premier serait un appartement de 80 m2 au ministère occupé par le maire de Nice et le second de 60m2 au sein de l’hôtel de Seignelay, rue de Lille, à deux pas de l’Assemblée nationale, serait laissé à la disposition de la fille du ministre, étudiante.  

Des accusations aussitôt démenties dès mardi soir par le secrétaire général du ministère de l'Economie et de l'Industrie Dominique Lamiot. «Conformément à la circulaire (...) du 30 juin 2005», le ministre «occupe en famille un logement de fonction de 70m2 dans les locaux du ministère situé rue de Lille (Paris VII). Il lui est également mis à sa disposition, toujours strictement en conformité avec les textes, un logement de 55m2 à Bercy pour ses contraintes de fonctions», précise-t-il dans un communiqué. Christian Estrosi, a-t-il ajouté, vit avec sa fille dans le 7e arrondissement et «s'acquitte bien évidemment de l'ensemble des obligations fiscales liées à l'occupation d'un logement de fonctions».

Estrosi vit dans une «soupente»

Le ministre de l’Industrie, de son côté, n’a pas la même précision. Interrogé mardi soir sur LCI, il a expliqué vivre dans un logement d’à « peu près 80 m2», dans lequel il vit «avec une partie de (sa) famille». Et de préciser le plus sérieusement du monde, qu’il s’agit d’une «soupente», «sans doute [l’]un des appartements les plus modestes appartenant à la République». S’il a admis disposer d’un «lieu d’hébergement à Bercy quand [il] finit tard le soir» de «30 m2», c’est-à-dire, toujours d’après le ministre, un «lit dans un bureau». Conclusion du maire de Nice: cette accusation est «indigne et malhonnete» et il est «un des ministres les plus en règle au regard des conditions dans lesquelles sont logés les ministres de la République».    

En mars dernier, l'hebdomadaire satirique avait déjà révélé  que
George Tron, qui venait d'arriver au gouvernement, louait un HLM dans le 12e arrondissement de Paris, à un prix défiant toute concurrence.

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