Chirac renvoyé devant les juges

Publié le par actu

Jacques Chirac en juillet 2008
Jacques Chirac en juillet 2008/REUTERS/ P. Wojazer

POLITIQUE - Il est le premier ancien président dans ce cas...

L'ancien président de la République, Jacques Chirac, est renvoyé devant la justice pour «21 supposés emplois ficitfs», a annoncé son service de presse. Son entourage le dit «serein et déterminé» à établir que ces emplois étaient bien réels. En revanche, il bénéficie d'un non-lieu pour les accusations de «faux en écriture publique».

Il est le premier ancien président à connaître une telle situation. La juge d'instruction Xavière Simeoni, qui s'apprête à quitter le pôle financier du palais de justice de Paris, devaitt signer vendredi son ordonnance, selon des sources proches du dossier.

Première mise en examen


Elle n'a pas suivi les réquisitions de non-lieu général du parquet , mais elle a apparement décidé de renvoyer ou dont Jacques Chirac, devant le tribunal. La décision de la magistrate doit ensuite être notifiée aux parties, une procédure susceptible de prendre plusieurs jours.

Si son nom est apparu dans plusieurs affaires, l'affaire des chargés de mission est la seule pour laquelle Jacques Chirac a été mis en examen. L'ancien président de la République (1995-2007), protégé pendant 12 ans par sa fonction à la tête de l'Etat puis redevenu justiciable ordinaire, a été mis en examen le 21 novembre 2007 pour «détournement de fonds publics» dans ce dossier d'emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris, fauteuil occupé par M. Chirac de 1977 à 1995.

Signé de la main de Chirac


L'instruction menée par la magistrate vise 35 emplois présumés fictifs sur une période courant de 1983 à 1998. Soit du début du deuxième mandat de Jacques Chirac à la mairie aux trois premières années de son successeur Jean Tiberi. Parmi les bénéficiaires présumés de ces emplois figure un ancien préfet, soupçonné d'avoir bénéficié d'un chauffeur payé par le cabinet du maire de Paris. Il s'agit du seul contrat signé de la main de Jacques Chirac.

Jacques Chirac avait endossé la responsabilité de ces embauches, arguant de leur utilité, et nié tout détournement. Dans son réquisitoire de non-lieu général, le parquet a estimé que les faits antérieurs à 1992 sont prescrits et que l'enquête n'a pas permis de caractériser l'infraction pour les faits postérieurs.

Outre l'ancien président, une vingtaine de personnes dont cinq anciens directeurs de cabinet de la mairie ont été mis en examen: Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin, Rémy Chardon et Bernard Bled.

Publié dans actualité juridique

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