Chirac confirme une rencontre «très amicale» avec Hollande

Publié le par actu

Deux mois et demi après son élection, François Hollande a renoué avec la Corrèze, marquant son "attachement" à son ancien fief, où il a aussi rendu une visite "amicale" et hautement symbolique à l'ancien chef de l'Etat, Jacques Chirac, dans son château de Bity. | Jean-Pierre Muller
C'est un ancien président de la République à la voix fatiguée qui répond aux questions d'un journaliste de RTL ce diamnche. La veille, Jacques Chirac s'est entretenu avec François Hollande dans son château de Bity, à Sarran en Corrèze.
«C'était une rencontre amicale, nous avons parlé de beaucoup de choses, pas particulièrement de l'international», indique l'ex-chef de l'Etat interrogé sur cette visite du président socialiste. Elle s'est déroulée «très bien, très amicalement».

Agé de 79 ans, il était interrogé alors qu'il venait visiter au Musée du président Jacques Chirac de Sarran une exposition sur les arts premiers mexicains inaugurée la veille par son épouse Bernadette. Il se dit «particulièrement content, très heureux de cette exposition, et très heureux plus généralement du succès que connaît ce musée».

Enfin, comme on lui demande comment se déroulaient ses vacances en Corrèze, qui doivent s'achever en fin de mois, il assure : «Très très bien, je suis très bien.»

Samedi, Bernadette Chirac avait indiqué qu'entre autres sujets, les deux hommes avaient évoqué la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942. Jacques Chirac avait été le premier chef d'Etat français, en 1995, à reconnaître la responsabilité de la France dans cette arrestation massive de Juifs, en vue de leur déportation. S'inscrivant dans ses pas, François Hollande a réitéré cette reconnaissance, ce dimanche.

Durant la campagne, l'ancien président avait déclaré qu'il s'apprêtait à voter pour le candidat socialiste, plutôt que pour Nicolas Sarkozy. Embarrassé, son entourage avait fait savoir qu'il s'agissait d'un trait «d'humour corrézien». Comme on lui demandait ce samedi si les deux hommes ont de l'affection l'un pour l'autre, au delà de cet humour corrézien qu'ils partageraient, Bernadette Chirac a botté en touche : «Je n'en sais rien parce que je n'ai pas d'humour moi-même.»

 

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