Cercle Wagram : des amis du maire de Sarcelles ciblés par les policiers

Publié le par actu

François Pupponi
François Pupponi | (LP/DELPHINE GOLDSZTEJN)
 
 
C’est une note de sept pages rédigée début janvier par la police judiciaire et destinée au juge d’instruction parisien Serge Tournaire, saisi du dossier sur le cercle de jeu Wagram. Un rapport de synthèse des investigations menées sur le député-maire PS de Sarcelles (Val-d’Oise), dont le nom circule depuis plusieurs mois en marge des luttes de pouvoir entre deux clans corses qui se disputaient la gestion du Wagram.

 

 

Entendu comme témoin assisté, l’élu s’est toujours formellement défendu de tout lien avec les règlements de comptes qui, depuis janvier 2011, ont secoué l’établissement, aujourd’hui fermé.

Dans ce résumé, les policiers insistent sur la proximité entre François Pupponi et deux salariés du cercle, Philippe Terrazzoni et Michel Ferracci, poursuivis dans cette affaire de blanchiment et d’extorsion de fonds. « Plusieurs éléments révèlent que M.M Pupponi a des liens relativement proches avec M.M Michel Ferracci, contrairement à ce qu’il a prétendu lors de son audition », relatent les policiers.

Acteur de la série « Mafiosa » en marge de ses activités au cercle, Ferracci a des contacts téléphoniques réguliers avec François Pupponi : 17 appels et 10 SMS entre fin 2010 et l’été 2011. L’élu a aussi multiplié les contacts avec Terrazzoni. Au cours de son audition, il n’a pas caché ses liens avec Terrazzoni et Ferracci, fondés sur leurs origines insulaires et nullement sur le Wagram. Tous deux figuraient au nombre des 80 invités de la Scala, une discothèque parisienne aujourd’hui fermée, lors d’une soirée organisée en 2007 après la victoire de Pupponi aux législatives. Une soirée dont certains ont assuré qu’elle avait été partiellement financée par le Wagram, ce qu’ont nié durant une audition les anciens patrons de la Scala.

Des marchés de gardiennage confiés à des entreprises corses

Dans ces investigations tous azimuts concernant François Pupponi, la PJ a aussi enquêté sur les liens entre la mairie de Sarcelles et la Sisis, une société de sécurité et de gardiennage basée en Haute-Corse et liée au grand banditisme, qui a obtenu pour plus de 37 000 € de contrats entre décembre 2006 et mai 2007.


Les enquêteurs ont entendu plusieurs membres du cabinet de François Pupponi, dont la directrice générale des services, s’étonnant à chaque fois du choix d’une entreprise basée en Corse pour des marchés de gardiennage à Sarcelles. Si rien ne l’interdit, le rapport des policiers souligne quand même que les « documents concernant la sollicitation des sociétés avaient disparu » et que les services concernés ne trouvaient pas « d’explication rationnelle concernant cet acte ».


Le Parisien

 

Suivez nous sur twitter: @martin76130

Publié dans actualité juridique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article