Candidate UMP aux législatives dans la 5e circonscription de Seine-Maritime, Valérie Karmère-Loisel a porté plainte pour agression contre un militant socialiste.

Publié le par actu

Valérie Karmère-Loisel, devant chez elle à Barentin

Boris Maslard

 

C’est l’histoire d’une campagne législative qui dérape, en tout cas si l’on en croit la principale plaignante. Candidate aux élections législatives dans la 5e circonscription, face au député PS sortant Christophe Bouillon, l’UMP Valérie Karmère-Loisel a porté plainte jeudi 31 mai contre le secrétaire de la section PS de Barentin, Ouadie elhamamouchi. Une plainte pour agression physique, le représentant socialiste l’ayant, selon elle, « bousculé puis frappé le lundi de Pentecôtes, alors que je collais des affiches sur un panneau de la gare ». Résultat de l’altercation, rapporte Valérie Karmère-Loisel, « un traumatisme à la cheville, des béquilles pour marcher, et trois jours d’arrêt de travail ».

Au moment des faits, le mari de la candidate est présent, se porte «au secours de sa femme… Oui, j’ai donné des coups à cet homme pour la protéger. Je crois qu’il a des côtes et des dents cassées. Moi-même, j’ai le bras en écharpe », rapporte Anthony Loisel, au demeurant responsable de la fédération UMP à Barentin. « Alors il a porté plainte contre moi, avec des jours d’arrêt à la clef ».

Valérie Karmère-Loisel précise que déjà, le samedi 26 juin, une confrontation a été animée. « Il recollait par dessus notre affiche électorale, sur un panneau libre à côté de mon domicile à Barentin. Ce monsieur était là, m’a insulté… Je savais qu’une campagne électorale pouvait être animée, mais pas à ce point-là. J’ai porté plainte pour coups et blessures contre lui, mais aussi contre X car j’ai par ailleurs reçu une lettre anonyme avec menace de mort dans ma boîte aux lettres. Avec tout ça, j’ai éloigné mes enfants, les ai rescolarisés ailleurs le temps que les élections se passent ».

Sollicité hier, Ouadie Elhamamouchi ne fait pas de commentaire sur le déroulement des faits, concède qu’il est contraint à 28 jours d’interruption temporaire de travail sans détailler les maux dont il souffre. « Je laisse l’enquête de gendarmerie suivre son cours, j’attends que la justice se prononce. Je le dis avec d’autant plus de force que je suis serein ». Pas question pour le représentant du PS d’avoir une autre posture, revendiquant au passage sa formation d’avocat (il n’exerce pas encore).

Le député PS sortant, et secrétaire fédéral du parti en Seine-Maritime, Christophe Bouillon, assure pour sa part « qu’il condamne tout acte de violence, d’où qu’il vienne… Dans cette affaire, c’est plainte contre plainte, de façon totalement contradictoire. Je fais confiance à la gendarmerie. Mais ma crainte pour l’heure, c’est l’instrumentalisation politique des événements à quelques jours du 1er tour des législatives ».

 

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