Barack Obama rencontre le dalaï lama, malgré les foudres de Pékin

Publié le par actu

Le dalaï-lama à Washington le 5 octobre 2009
Le dalaï-lama à Washington le 5 octobre 2009/REUTERS/Kevin Lamarque

ETATS-UNIS - Le leader tibétain doit également recevoir une médaille du Congrès...

Le président américain Barack Obama reçoit jeudi à la Maison Blanche le dalaï lama pour un entretien privé loin des caméras, mais qui n'en suscite pas moins l'ire de Pékin - comme pour la plupart des rencontres avec un leader politique. La Chine accuse le dirigeant spirituel tibétain en exil de séparatisme et a prévenu qu'une telle rencontre nuirait aux relations déjà tendues entre Pékin et Washington.

 

Le leader tibétain est arrivé mercredi à Washington et a rencontré des représentants de la communauté tibétaine, et poursuivra sa visite pendant une semaine aux Etats-Unis, où il bénéficie d'une forte popularité. Outre la réunion avec Barack Obama, prévue jeudi dans la matinée dans la salle des Cartes de la Maison Blanche et non dans le Bureau ovale, --où la photo d'une poignée de main aurait été sans doute considérée par Pékin comme une provocation supplémentaire--, le dalaï lama doit recevoir lors de sa visite à Washington une médaille de la «Fondation nationale pour la démocratie», financée par le Congrès.

 

«Trouver une solution au problème tibétain qui soit bénéfique à la fois pour les Tibétains et pour les Chinois»

 

Pas plus que le dalaï lama lui-même, Washington ne réclame l'indépendance du Tibet, territoire revendiqué par Pékin depuis le XIIIe siècle et occupé militairement en 1950. Le leader tibétain devrait néanmoins évoquer avec Barack Obama la situation au Tibet, a indiqué mercredi Lodi Gyari, son principal négociateur dans les discussions avec Pékin. «Sa Sainteté demandera au président de l'aider à trouver une solution au problème tibétain qui soit bénéfique à la fois pour les Tibétains et pour les Chinois», a-t-il dit.

 

Le leader tibétain, qui s'est exilé en Inde en 1959, n'avait pas été reçu par Barack Obama lors d'un précédent passage aux Etats-Unis en octobre dernier, afin de ménager Pékin avant la première visite du président des Etats-Unis en Chine un mois plus tard.
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