Bangkok: l'armée s'apprête à disperser les manifestants

Publié le par actu

Des soldats de l'armée thaïlandaise se dirigent vers la zone rouge, où sont retranchés les manifestants anti-gouvernementaux à Bangkok, le 17 mai 2010.
Des soldats de l'armée thaïlandaise se dirigent vers la zone rouge, où sont retranchés les manifestants anti-gouvernementaux à Bangkok, le 17 mai 2010./RUNGROJ YONGRIT/EPA/SIPA
THAILANDE - Ils restaient nombreux dans la «zone rouge»...
Dernière minute: Environ 5.000 manifestants restent présents dans le camp retranché des «chemises rouges», au coeur de Bangkok, ce lundi après 15h locales (10h à Paris), l'heure limite d'évacuation fixée par les autorités thaïlandaises, a indiqué un porte-parole de la police.
 

Le gouvernement thaïlandais a annoncé ce lundi qu'il allait disperser «dès que possible» par la force les manifestants antigouvernementaux qui occupent un quartier de Bangkok, après quatre jours de violences qui ont fait plus de trente morts,
dont un général renégat, Seh Daeng.
 
Heure limite
 
«L'opération (de dispersion) sera exécutée dès que possible», a indiqué Satit Wonghnongtaey, porte-parole du Premier ministre. Les autorités n'ont cessé de répéter depuis 24 heures que les manifestants encore désireux de quitter la «zone rouge» pouvaient le faire avant 15h locales (10h à Paris).
 
«Le gouvernement aidera ces volontaires à organiser leur retour chez eux mais ceux qui resteront violeront la loi et seront passibles de deux ans de prison», ont-elles prévenu. «Ils risquent aussi leur vie en raison des attaques terroristes sur le site.»
 
Scènes de guérilla

 
Les militaires «s'expliqueront auprès du public lorsque les opérations seront terminées», a précisé Satit. Le gouvernement a estimé ce week-end à environ 6.000 le nombre de manifestants occupant encore la zone de plusieurs km2, au coeur du quartier commercial et touristique de la capitale.
 
L'armée en bloque les accès depuis jeudi soir pour tenter d'isoler les protestataires. Depuis lors,
les scènes de guérilla urbaine se sont succédé aux limites nord et sud de la «zone rouge», provoquant la mort depuis vendredi de 35 personnes, toutes des civils à l'exception d'un soldat tué dimanche.
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