Alain Boghossian regrette de ne pas avoir mis Anelka dans l'avion

Publié le par actu

Raymond Domenech et Alain Boghossian, à Clairefontaine, le 3 septembre 2008.

 

 

Raymond Domenech et Alain Boghossian, à Clairefontaine, le 3 septembre 2008. REUTERS/Charles Platiau

FOOTBALL - Et il revient sur le nouveau comportement des Bleus...

Mutique pendant la fin de règne de Raymond Domenech («Il fallait que le staff parle d'une seule voix, celle de Raymond. C'était le deal et je l'ai respecté»), Alain Boghossian rattrappe le temps perdu. Ce mardi dans l'Equipe, l'adjoint revient, comme la semaine dernière dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, sur le fiasco sud-africain, et sur les insultes de Nicolas Anelka. «Je lui en veux. Il a gâché l'atmosphère. Mais je m'en veux aussi à moi, à nous, à tous. Le vendredi (lendemain de la défaite contre le Mexique, NDLR), j'aurais dû aller voir Nicolas dans sa chambre pour lui dire "Excuse-toi et on voit après."», explique Boghoss" qui regrette de ne pas avoir mis Anelka directement dans un avion. «Nicolas aurait dû quitter le stage dès que son exclusion avait été prononcée. Or, le samedi soir, il est encore là, il mange avec les joueurs et va participer à leur réunion, après le dîner.»

Et maintenant?

Le Mondial digéré, l'ancien de France 98 est heureux avec Laurent Blanc avec qui il a passé ses diplômes d'entraîneur et qui l'a gardé dans le staff pour  sa connaissance du groupe qui «lui permet de gagner du temps». Et les joueurs ont-ils changé? «Un cadre a été tracé, aux joueurs de le respecter. Il y a plus d'échanges, plus de relation avec eux. C'est logique, Laurent a quarante-quatre ans, il jouait il n'y a pas si longtemps. Le comportement d'un joueur est différent s'il est face à Mourinho, Ferguson ou face à un autre. On peut estimer que ce n'est pas normal mais c'est humain. Aujourd'hui, les joueurs sont obligés de faire attention à ce qu'ils font et à ce qu'ils disent. C'est comme dans un club quand il y a un changement d'entraîneur: les remplaçants que tu ne voyais plus depuis six mois et qui tiraient au flanc se mettent à prendre la tête des footings. Ça aussi, c'est humain.»

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