Agression d'un contrôleur SNCF : reprise du travail votée dans plusieurs gares

Publié le par actu

GARE DE LYON, JEUDI SOIR. A 7 heures ce vendredi matin gare de Lyon, une quinzaine de TGV, partant notamment pour Marseille, Nice, Lyon, Montpellier, étaient affichés au départ.
GARE DE LYON, JEUDI SOIR. A 7 heures ce vendredi matin gare de Lyon, une quinzaine de TGV, partant notamment pour Marseille, Nice, Lyon, Montpellier, étaient affichés au départ.
Les fortes perturbations du trafic des TGV et des TER après l'agression d'un contrôleur jeudi dans un Corail Lyon-Strasbourg, pourraient s'améliorer peu à peu. En fin de matinée, les contrôleurs réunis en assemblée générale, ont voté la reprise du travail en Gare de Lyon à Paris mais aussi à La Rochelle, Grenoble et Besançon. A Strasbourg, les contrôleurs devaient se réunir en assemblée générale à 14 heures.

Toute la nuit et la matinée de ce vendredi, les conditions de circulation sont restées très difficiles sur le réseau SNCF, après l'agression d'un contrôleur jeudi dans un Corail Lyon-Strasbourg. La SNCF annonçait en moyenne 1 TER sur 4 et un TGV sur 3. «Les perturbations sont plutôt concentrées sur le sud-est et le nord et plutôt moins sur l'Atlantique», a précisé le président de la SNCF, Guillaume Pepy.

Le trafic était, en revanche, «quasiment normal» sur le réseau Transilien, en Ile-de-France et «normal» sur les trains Thalys et Eurostar. Un peu partout, des bus de substitution sont mis en place, mais les sociétés de transports disent avoir été prises de court et promettent une amélioration dès cet après-midi. Les évolutions de trafic seront précisées en fonction des reprises de travail constatées dans la matinée, a indiqué la SNCF, qui invite ses clients à emprunter un autre moyen de transport dans la mesure du possible ou à reporter leur voyage. Une cellule de crise destinée à répondre aux fortes perturbations du trafic SNCF reste activée au ministère de l'Intérieur.

Des centaines de voyageurs bloqués en gare de Lyon. Ce matin, quelques centaines de voyageurs attendaient patiemment un train en gare de Lyon à Paris, où une dizaine de TGV seulement ont pu prendre le départ avant 7 heures, selon l'AFP.  Dans les haut-parleurs, un message tourne : «Suite à l'agression violente d'un contrôleur, la circulation des TGV est perturbée. Seuls les trains à l'affichage circulent, nous invitons les voyageurs dont le train n'est pas affiché à différer leur voyage». Un agent SNCF précise que d'autres trains, non affichés, peuvent éventuellement être ajoutés au dernier moment. C'était le cas du train pour Lyon prévu à 6h54, affiché une minute avant le départ. Avec des soupirs de soulagement, des centaines de passagers se sont rués sur le quai. A 7 heures, une quinzaine de TGV, partant notamment pour Marseille, Nice, Lyon, Montpellier, étaient affichés au départ jusqu'à 10 heures.

En Ile-de-France : perturbations sur les lignes K,H et P. Sur les lignes K et H, le trafic est perturbé. Un service de bus de substitution est mis en place entre les gares de Pontoise, Monsoult Maffliers et Persant Beaumont, entre les gares de Ermont Eaubonne et Valmondois. Sur le réseau Transilien de Paris Est, le trafic est perturbé sur la ligne P ( Paris - Meaux-Château Thierry - La Ferté Milon). Un service de bus de substitution est mis en place dans les deux sens de circulation entre Meaux et La Ferté Milon. Le trafic est normal sur les autres lignes Transilien SNCF.

En Rhône-Alpes : la quasi-totalité des trains était supprimée. «Presque 100% des contrôleurs» ont cessé le travail depuis jeudi. «Quelques trains circulent au compte-gouttes» dans la région mais l'immobilisation du trafic ferroviaire est quasi totale, la très grande majorité des trains étant supprimée», TGV comme TER, a déclaré une porte-parole de la SNCF. Un «service minimum» est assuré par des cars sur la plupart des lignes, a-t-elle précisé, ajoutant que la SNCF s'efforçait «d'anticiper le problème du vendredi soir, où il faut acheminer notamment un grand nombre d'étudiants qui prennent le train». «On espère une reprise progressive à partir de la mi-journée mais tout dépendra des assemblées générales qui seront tenues ce matin» par les contrôleurs, a ajouté la porte-parole. Selon les syndicats, une reprise du trafic «pourrait avoir lieu en fin de matinée ou en début d'après-midi» en Rhône-Alpes.

En Bourgogne, «un certain nombre de trains circulent ce matin et les gens arriveront à s'acheminer».

En Franche-Comté «un service de bus a été mis en place sur toutes les lignes», seul l'axe Dijon-Belfort étant desservi par train, selon la direction régionale de la SNCF.

En Auvergne, «environ 60% des TER» circulaient vendredi matin, ainsi que les Téoz assurant la liaison Clermont-Ferrand-Paris, qui enregistraient toutefois des retards. Des bus de substitution ont également été mis en place dans la région.

Pepy appelle à reprendre le travail

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a appelé ce matin les agents à reprendre le travail. «L'émotion est très grande, mais il ne servirait à rien de pénaliser davantage les usagers parce que quelqu'un de déséquilibré a commis un acte fou qui est rarissime», a-t-il déclaré sur RTL, précisant que la direction allait rencontrer les organisations syndicales dans la matinée.

Le contrôleur blessé «dans un état stable»

Jeudi, l'annonce de l'agression d'un contrôleur vers 10h30, à bord d'un train Lyon-Strasbourg, blessé de plusieurs coups de couteau par un déséquilibré, s'est répandue comme une traînée de poudre. Région par région, ses collègues ont peu à peu décidé d'exercer leur droit de retrait, provoquant immédiatement d'énormes perturbations. En région Paca, près de 100 % des contrôleurs ont cessé le travail, en Alsace, près de 80 % des trains étaient annulés, en Lorraine, préès de 70 %. Ce vendredi matin,le contrôleur, grièvement blessé, était «dans un état stable» à l'hôpital de Besançon où il a été opéré.


«Ce n'est pas en arrêtant les trains que l'on arrête les fous»

«Je comprends la révolte et l'indignation des agents de la SNCF et comme tous les Français je la partage, a déclaré jeudi le ministre des Transports, Thierry Mariani (...) mais ce n'est pas en arrêtant les trains que l'on arrête les fous.» «Je regrette que des passagers qui n'ont rien à voir avec cet événement dramatique se retrouvent victimes de l'action d'un déséquilibré que personne n'approuve, a-t-il ajouté. Le droit de retrait doit s'exercer en cas de péril grave et imminent».

La SNCF a précisé que les voyageurs, dont les trains ont été annulés, pouvaient échanger leur billet ou se faire rembourser.

Pour tout renseignement, la SNCF a mis en place un numéro vert : 0 805 90 36 35

LeParisien.fr

Publié dans actualité national

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article