Affaire Karachi : l'ex-ministre Renaud Donnedieu de Vabres en garde à vue

Publié le par actu

Celui qui fut ministre de la Culture entre 2004 et 2007 devrait être interrogé sur ses fonctions de conseiller au cabinet de François Léotard, alors ministre de la Défense, de 1993 à 1995.

Celui qui fut ministre de la Culture entre 2004 et 2007 devrait être interrogé sur ses fonctions de conseiller au cabinet de François Léotard, alors ministre de la Défense, de 1993 à 1995.
| LP/Alain Auboiroux

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L'ancien ministre UMP Renaud Donnedieu de Vabres a été placé en garde à vue ce mardi dans l'enquête sur l'affaire Karachi.

Son domicile parisien a été perquisitionné par la police financière et il a été interpellé dans la foulée. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger de Loire, qui enquêtent sur le volet financier de l'affaire, l'interrogeront mercredi et décideront ou non d'une éventuelle mise en examen.

D'ici là, il devrait être entendu par les enquêteurs de la division nationale des investigations financières (DNIF) de la Direction centrale de la police judiciaire à Nanterre où il devrait donc passer une nuit en garde à vue

Celui qui fut ministre de la Culture entre 2004 et 2007 devrait être interrogé sur ses fonctions de conseiller au cabinet de François Léotard, alors ministre de la Défense, de 1993 à 1995. L'enquête porte sur un possible détournement à des fins politiques de commissions légales convenues en marge de la vente de sous-marins au Pakistan (84 millions d'euros) et de frégates à l'Arabie saoudite (200 millions d'euros) dans les années 1990. L'argent des contrats pourrait avoir, selon les juges, servi à  financer de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. L'affaire est d'autant plus sensible qu'un lien est envisagé entre ces contrats d'armement et un attentat au Pakistan ayant tué 15 personnes dont onze Français en 2002.

Entendu comme témoin en novembre 2010 par le juge Renaud van Ruymbeke, Renaud Donnedieu de Vabres avait réfuté tout lien entre la négociation d'un contrat de ventes de sous-marins au Pakistan et le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Selon des témoignages versés au dossier, deux intermédiaires dans ces contrats d'armement, dont Ziad Takieddine, auraient été imposés par le pouvoir politique, notamment par Renaud Donnedieu de Vabres, peu avant la conclusion du contrat Agosta le 21 septembre 1994. Ziad Takieddine a été mis en examen dans cette affaire, tout comme Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, proches de Nicolas Sarkozy.





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