Acadomia vous fiche: "Cet élève est une saloperie de gamin!"

Publié le par actu

L'agence Acadomia de Lille
  

 

 
L'agence Acadomia de Lille
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Selon Yann Padova, le secrétaire général de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), les faits reprochés à la société Acadomia sont nombreux et graves.

Le 22 avril, la Cnil a adressé un avertissement à la société leader du soutien scolaire en France, révèle Le Parisien.

Une sanction exceptionnelle qui devrait être rendue publique sur le site de la Cnil, dans les prochains jours.

Que reproche la Cnil à Acadomia ?

En premier lieu, l’absence de demande d’autorisation préalable à la constitution des fichiers nominatifs des enseignants qui postulent.

Ainsi, précise Le Parisien, la base Sranet comporte des données sur 52 618 candidats « recrutés », mais aussi sur 179 763 candidats « non recrutés ».

Un fichier conservé sans limitation de durée.

Ce qui est tout a fait illégal.

Acadomia possède un autre fichier où sont gardés en mémoire les fiches de 131 704 enseignants « démissionnaires » de la société.

En second lieu, ce sont les mises à jour des fichiers qui permettent de connaître les compétences des professeurs ou les besoins des élèves qui semblent « scandaleuses ».

Des fiches individuelles qui comportent des commentaires particulièrement privés, avec parfois des accusations très graves concernant aussi bien les enseignants que les élèves.

Ainsi cet enseignant a été « hospitalisé en urgence pour une tumeur cancéreuse », celui-ci « pue », ou ce professeur est « en liberté surveillée pour affaire de pédophilie »…

L’entourage des enseignants n’est pas à l’abri de ces commentaires douteux.

Ainsi le père de ce professeur est en « prison » où la mère de celui-ci « a un cancer de l’utérus »…

Les élèves d’Acadomia, mais aussi leurs parents n’échappent pas à ces fiches très privées.

Un père est qualifié de « gros con », une mère de « raciste », un élève de «saloperie de gamin ».

La Cnil ayant relevé des propos qui « portent gravement atteinte à la vie privée des personnes concernées ».

Le 17 mai, le sénateur Alex Türk, président de la Cnil a signalé les faits constatés au parquet de Paris.

De son coté, José Dinis, le directeur financier d’Acadomia, a précisé au Parisien qu’Acadomia, avait « déjà mis en œuvre les recommandations de la Cnil.

Tout en indiquant que le rapport de la Cnil était « truffé d’inexactitudes, qu’il souhaiterait voir corrigées ».

 

 

Publié dans fait divers

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