Garnier, deux fois Normand

Publié le par actu


Rodolphe Garnier (à droite), qui coache désormais les Dragons avec Christian Pouget, retrouve ce soir une équipe de Caen qu'il connaît bien (photo Stéphanie Jaume)

HOCKEY SUR GLACE. Coupe de la Ligue Les Dragons de Rouen, battus samedi à Morzine en championnat, ont beaucoup à se faire pardonner ce soir face à Caen. Un match particulier pour Rodolphe Garnier, qui a longtemps entraîné les Bas-Normands.

 

Au moins si Rouen perd ce soir, on saura à qui s'en prendre. A Rodolphe Garnier bien sûr, puisque celui qui est aujourd'hui derrière le banc des Dragons, aux côtés de Christian Pouget, est le coach qui a façonné toute une génération de Caennais, qui s'en viennent défier le RHE 76 pour la deuxième journée de la Coupe de la Ligue. « A part les étrangers, je connais tous les joueurs et j'ai conservé de bons contacts avec eux. Je suis resté dix ans à Caen. J'y suis arrivé en 1998, comme joueur, à l'époque où Heikki Leime était l'entraîneur. Avec Bayer, Caen possédait un gros sponsor et donc une grosse équipe. On rivalisait avec les meilleurs dans le championnat (Elite à l'époque). Nous avions joué la finale (en 2000 face à Reims), après avoir éliminé Rouen en demi-finale, aux tirs au but lors du cinquième match. » Leime parti (pour diriger l'équipe de France), Bayer aussi, les Caennais périclitent. Et dès la saison 2001 il est demandé à Rodolphe Garnier, qui s'est blessé, de s'occuper de l'encadrement.

Vainqueur des Russes
Le club repart en D3, les Léopards deviennent des Drakkars. « Nous sommes montés d'un échelon chaque saison jusqu'en D1. » Puis en Ligue Magnus où Caen n'arrive pas à se maintenir. Rodolphe Garnier paie l'addition : il est viré. « Cela a été douloureux, très douloureux, car sentimentalement j'étais très attaché à ce club où j'avais passé dix ans. Officiellement mon renvoi est lié à la relégation. Mais, disons que j'ai un caractère qui n'est pas toujours facile et comme je prenais un peu trop de place dans le club, comme je marchais sur les plates-bandes de certains, quand la roue a tourné, je l'ai payé. » Du coup après une saison en Italie, le voilà à
Rouen, lui qui plaiderait volontiers pour une Normandie, une et indivisible. « Ma femme tient toujours un magasin à Caen où nous avons gardé notre maison », explique-t-il. Or avant d'être Bas-Normand, il avait pas mal fréquenté l'île Lacroix, connu comme joueur les « Années Dragons », lors de la saison 1993-94. « Ma plus belle année de hockey aux côtés de joueurs hors du commun comme Claude Verret ou Serge Poudrier. » Les Dragons sont (évidemment), champions cette année-là mais jouent aussi la phase finale de la Coupe d'Europe et Garnier retient la demi-finale contre Malmoe comme un souvenir marquant. International à l'époque « mais sans jouer de championnats du monde, Larsson n'ouvrant pas beaucoup son groupe », il participe à plusieurs matches amicaux, dont le mémorable France-Russie (2-1), de février 1993 à Rouen. « Maintenant j'espère revivre de tels moments comme entraîneur. » Alors aux Dragons de jouer.

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