Université de Rennes 2: le président reçoit un seau de déjections sur la tête

Publié le par actu

Des vaches vues de derrière. Illustration.

Des vaches vues de derrière. Illustration.

© Jochen Luebke/epa/Corbis/Jochen Luebke

Université de Rennes 2 ce mardi, 15 heures.

Le président Marc Gontard accueille les nouveaux étudiants depuis un balcon. Mais c'est un tout autre accueil que lui réservent trois individus encagoulés: ils lui déversent un seau de lisier sur la tête et prennent la fuite en distribuant des tracts qui réclament "une université populaire" annonce Ouest France.

Comment a réagi le président?

''C'est une déclaration de guerre contre l'Université de Rennes 2. C'est le même type de rédaction et le même type d'idéologie que l'an dernier pendant les mouvements. Ils veulent détruire les universités et Rennes 2 en particulier. Nous allons porter plainte et réclamer une enquête approfondie. Il faudra bien empêcher de nuire d'une manière ou d'une autre ces personnes.
On les a déjà identifiés par le passé et ils ne font même pas partie de l'université.'' dit-il dans Ouest France.

Dans Le Mensuel de Rennes, il précise qu'aucune mesure de sécurité spécifique n'avait été prise par l'université mardi:
"C'était une journée sans risque. Ils en ont donc profité pour faire leur petit numéro."

L'odeur du seau de lisier est remontée jusqu'au sommet de l'Etat. En effet, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement et de la Recherche, a réagi:

"Cette agression qui s'est produite alors que des étudiants entrant en première année étaient reçus pour découvrir l'Université ternit son image et est contraire à ses valeurs". Elle
"réaffirme son entier soutien au président et à la communauté universitaire de l'Université de Rennes II".

Comment réagissent les étudiants?
Contactée par le Post, une étudiante qui n'a pa encore effectué sa rentrée trouve cela "inadmissible. Cette action a-t-elle rapport avec les grèves et blocages qui ont eu lieu à l'université cette année? Il y a des "jusqu'au boutistes" et ça ne sert strictement à rien de l'être. Ces gens-là sont-ils vraiment tous étudiants à Rennes 2? J'en doute... En tous cas, je trouve cela nul."

Publié dans fait divers

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