Volvo race:Foncia prend le relais

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Foncia Foncia pointait en tête de la flotte de l'Istanbul Europa Race mardi (© Jacques Vapillon)

Michel Desjoyeaux et son équipage ont ravi la première place de l’Istanbul Europa Race à Groupe Bel de Kito De Pavant. La victoire à Nice devrait se jouer entre les trois premiers qui se tiennent en moins de 8 milles.


Le point sur la course :

Même Kito De Pavant, pourtant rompu aux caprices de la Grande Bleue, ne l’avait pas vu venir. En tête depuis la sortie des Dardanelles dimanche, le skipper méditerranéen et son équipage se sont fait piéger par Eole. Alors qu’il pensait bénéficier d’un bon vent de Nord en passant le cap Tainaron (pointe sud du Péloponnèse), Groupe Bel s’est retrouvé scotché dans la pétole. Une aubaine pour la concurrence qui n’a pas mis longtemps à larguer La Vache qui Rit. Profitant d’une dizaine de nœuds de vent, Michel Desjoyeaux et Foncia reprenaient ainsi le flambeau direction la Sicile. Passés plus près de la Crète, 1876 et Paprec Virbac 2 récoltaient eux aussi les fruits de l’option sud pour suivre le sillage tracé par Foncia. Mais mardi matin, Groupe Bel semblait avoir fini de manger son pain noir avec une belle vitesse de croisière (13,5 nœuds) lui permettant de reprendre la deuxième place à 1876. Mieux, au pointage de midi, De Pavant et son équipage ne comptaient plus que 4,5 milles de retard sur Foncia. A 7,5 milles du leader, 1876 peut aussi espérer griller la politesse à ses prédécesseurs. Ce sera difficile en revanche pour Paprec Virbac 2, relégué à 38,5 milles tout au Sud. Mais la Méditerranée réserve peut-être encore des surprises d’ici l’arrivée dans la Baie des Anges.

Ils ont dit :
Kito De Pavant (Groupe Bel) : «Nous sommes restés collés à la côte en Grèce : c'est le jeu et la route est encore longue. Là, nous avons une belle vitesse de 13,5 nœuds. Le bateau va vite et nous en profitons avant que le vent ne mollisse (…) A bord de Groupe Bel, nous sommes à l'attaque et nous espérons revenir dans le match très vite. On va essayer d'être opportuniste et de faire les bons choix...»

Guillermo Altadill (1876) : «Nous avons passé une très bonne nuit, nous avons bien navigué et fait les bons choix de voiles. Nous sommes aussi restés très concentrés sur la vitesse du bateau et nous avons pu grappiller quelques milles sur Foncia. Nous avons effectivement privilégié une route plus au large au passage du Péloponnèse : elle nous semblait plus sûre, avec plus de pression. Les prochaines 5-6 heures s'annoncent cruciales pour la suite de la régate...»

Roland Jourdain (Veolia Environnement) : «Cela pourrait aller mieux, on a quand même beaucoup subi cette nuit et nous sommes toujours au beau milieu d'une belle bulle. La mer est plate avec des risées erratiques qui finissent par s'évanouir. Pour combien de temps encore ? Impossible à dire : ça peut encore durer ! Il fait très chaud, ce n'est pas simple du tout. On commence à accuser un retard qui risque d'être difficile à rattraper. Mais dans tout ça, j'ai eu le plaisir de voir un banc de cinq daurades coryphènes qui tournent autour du bateau : je n'en avais jamais croisé en Méditerranée, voilà c'est fait !»

Classement à 12h00, mardi:
1. Foncia à 823,2 milles de l’arrivée
2. Groupe Bel à 4,5 milles
3. 1876 à 7,5
4. Paprec Virbac 2 à 38,2
5. Veolia Environnement à 130,3
6. DCNS à 134,3

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