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Publié le par actu

De bonnes choses»

Amélie Mauresmo
Amélie Mauresmo a évoqué sa retraite ce lundi (DPPI)

Satisfaite de son entrée en matière victorieuse contre Tatjana Malek, Amélie Mauresmo estime qu'elle peut encore être compétitive. Mais elle a également évoqué la possibilité de prendre sa retraite en fin de saison...



A New York

Amélie, pouvez-vous nous décrire cette première rencontre, face à Tatjana Malek ?
Amélie Mauresmo : Ça allait plutôt bien, même si au début, il y a eu des hauts et des bas. Je devais simplement trouver le rythme. L’idée était d’aller au filet, de l’attaquer sur son revers. Ça allait jusqu’à 5-2 dans le 2e set, où j’ai eu quelques difficultés à terminer.

Ce premier tour était le match parfait pour se « mettre en jambes» ?
Amélie Mauresmo : Tout à fait. J’aurais bien évité la petite remontée sur la fin, où je baisse un peu en intensité… C’était un peu dur de terminer. Au-delà de ces derniers jeux, il y a eu de bonnes choses, un jeu agressif. Le but était d’aller de l’avant, et de passer notamment sur son revers. Aujourd’hui, c’était vraiment la concentration qui était difficile. Et physiquement, il fallait que je me pousse, j’étais encore courbaturée. Maintenant ça y est, l’entrée dans le tournoi est effectuée.

Etes- vous optimiste sur vos chances de faire un bon parcours ici ?
Amélie Mauresmo : Oui. Surtout après ces deux dernières semaines. J’ai joué un bon tennis. Physiquement, j’étais un peu fatiguée, car j’ai dû jouer un certain nombre de matches éprouvants. C’était une bonne chose de remporter ce 1er tour de l’US Open en deux manches, de pouvoir rentrer à l’hôtel, me reposer. Le premier objectif pour moi en tout cas est d’atteindre la 2ème semaine. Bien sûr, je vois toujours match après match, car il n’y a pas de match facile. Toutes les rencontres sont toujours dangereuses et compliquées.

Vous sentez-vous sur votre lancée de New Heaven ?
Amélie Mauresmo : Oui, c’est sûr que ça m’a fait du bien de gagner ces matches. C’était dur à l’entraînement, à la reprise après la coupure. C’était dur à Toronto, et même à New Heaven : le niveau de jeu n’était pas terrible, il y avait beaucoup de frustration, pas mal d’énervement. Match après match, victoire après victoire, tout cela s’est bien décanté. C’est une bonne chose.

Considérez-vous qu’une 1ère semaine de Grand Chelem soit plus dure que la 2ème ?
Amélie Mauresmo : Oui ! La dernière expérience que j’ai eue étant Wimbledon, forcément, il y a plein d’adrénaline et d’émotion. Beaucoup plus lorsque je joue contre Dinara sur le court central que lors des trois matches que j’ai joués avant. Alors que face à Flavia Penetta, il y a déjà de l’intensité, de l’engagement, du haut niveau… Mais il manque un peu quelque chose.

Si vous rivalisez toujours avec des Top 10, n’est-ce pas la preuve que vous pouvez continuer votre carrière ?
Amélie Mauresmo : La semaine dernière m’a rassurée. Ça me donne de nouveaux repères, en me disant qu’effectivement je suis capable de rivaliser avec ces joueuses là. C’est de bon augure ! J’en étais convaincue sur herbe… Et la défaite à Wimbledon m’a beaucoup touchée mentalement. Du coup j’avais du mal à croire en mes chances de rivaliser encore avec ces joueuses-là sur des surfaces plus neutres comme le Greenset. Je me suis rassurée par rapport à ça. Après, la décision de continuer ou pas, je la prendrai vraiment en fin de saison. C’est cette envie, cette flamme qui déterminera ça. La flamme n’était pas trop là il y a 10 jours, est un peu revenue la semaine dernière… C’est un peu fluctuant en ce moment (rires). Mais ce n’est pas facile : l’objectif majeur pour moi cette saison, c’était Wimbledon. On peut donc facilement imaginer qu’il est difficile de repartir derrière. Il y a eu une grosse coupure, de supers moments en famille, avec les amis etc. C’était un peu dur.

L’annonce de la retraite de Nathalie Dechy vous a fait vous poser des questions ?
Amélie Mauresmo : J’étais vraiment super contente pour elle. D’un autre côté, c’est sûr qu’après Emilie (Loit) à Roland-Garros, Nat (Dechy) dans la foulée de Wim, c’est une génération qui est en train de tourner la page, et je suis certainement la prochaine sur la liste (sourire)... A savoir quand ? Ce n’est pas encore clair dans ma tête.

Vous redoutez ce moment, ce jour où vous déciderez de mettre un terme à votre carrière ?
Amélie Mauresmo : C’est un mélange. Il y aura forcément beaucoup de choses où je serai soulagée : je pourrai profiter de tout plein de choses. J’ai en tête d’être professionnelle de tennis depuis que j’ai 5 ou 6 ans. Derrière, c’est vrai qu’il faut se projeter sur autre chose, envisager toutes les opportunités qui peuvent se présenter.

Publié dans actualité sportive

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