Formule 1:Renault tremble-t-elle ?

Publié le par actu

Flavio Briatore
Flavio Briatore pourrait voir son avenir chez Renault s'écourter (DPPI)

Pire qu’un week-end noir sur le plan sportif à Spa-Francorchamps, Renault pourrait désormais avoir à surmonter les conséquences d’une enquête diligentée par la FIA au sujet du Grand Prix de Singapour en 2008.



Décidément, Renault vit une saison noire. Très noire. Sur le plan sportif tout d’abord, avec un week-end catastrophique en Belgique où ni Romain Grosjean, pris dans la tourmente du départ, ni Fernando Alonso, contraint de renoncer avec un souci sur la fixation de la roue avant gauche, n’ont rallié l’arrivée. L’écurie française se retrouve isolée dans ce cas. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la marque au losange se voit dépossédée de sa 7e place au classement des Constructeurs par BMW-Sauber. De quoi broyer sévèrement du noir du côté de Viry-Châtillon… Sauf que le pire est peut-être encore à venir pour Renault, puisqu’une porte-parole de la FIA a confirmé «qu’une enquête est en cours au sujet d’incidents supposés survenus lors d’une précédente épreuve du championnat du monde de Formule 1.» Pas plus de précision pour l’instant, ni sur le Grand Prix, ni sur la ou les équipes concernées. Du moins officiellement. Car très vite, toutes les supputations concordaient sur une épreuve : le Grand Prix de Singapour l’an passé. Et donc sur une seule écurie : Renault.

Un crash prémédité ?
Flavio Briatore et ses hommes n’auront donc guère eu le temps de souffler. A peine le renvoi de Nelson Piquet Jr. prononcé et le risque d’une suspension à Valence écarté que Renault F1 Team se retrouve face à la menace d’un véritable typhon médiatique. En effet, ce qui est mis en cause dans cette affaire n’est ni plus ni moins que la probité de l’équipe française, accusée d’avoir triché en préméditant l’accident de Nelson Piquet Jr. afin de servir les desseins de Fernando Alonso, finalement vainqueur. Une accusation très grave, qui ne date cependant pas d’aujourd’hui. Déjà, à l’époque, le pilote brésilien avait été interrogé en détail sur les circonstances de son crash. Pour se défendre, il évoquait «une erreur» de sa part. «A force de frôler sans cesse les murs, il peut arriver qu’une fois cela ne passe pas. C’est ce qui m’est arrivé.» Un argument recevable évidemment, l’erreur étant humaine, surtout à plus de 200km/h. Mais le timing de cet accident continuait d’en laisser certains sceptiques, tant il favorisait un Alonso qui était alors le seul à avoir ravitaillé et qui récupérait du même coup une première place inespérée.

Piquet Jr vexé, et du coup bavard ?
Toujours est-il que, doute ou pas, le dossier semblait clos. D’où cette interrogation : pourquoi, près d’un an plus tard, la FIA le rouvre-t-elle ? A priori, tout partirait d’un commentaire d’un journaliste sur une chaîne brésilienne, qui affirmait : «L’accident de Nelsinho était prémédité afin de faciliter l’entrée de la voiture de sécurité à Singapour.» Et le journaliste de poursuivre : «J’ai discuté récemment avec Felipe Massa et il m’a confié être allé voir à l’époque Flavio Briatore pour lui dire que cette victoire n’était pas juste, qu’elle était advenue parce qu’il l’avait voulue. Et aujourd’hui, la FIA a diligenté une enquête indépendante car elle dispose d’éléments nouveaux qui prouveraient la culpabilité du responsable transalpin.» Reste à savoir de quels éléments nouveaux s’agit-il. Dans le paddock, les mauvaises langues évoquaient déjà celle déliée de Piquet Jr. à la suite de son licenciement et des commentaires peu amènes de Briatore à son sujet. Du côté de Renault, pour l’instant, le «aucun commentaire à faire» est de rigueur. Mais en attendant les suites de cette enquête, une chose est sûre : déjà ébranlée par des résultats sportifs très décevants, la position de Briatore apparait de plus en plus menacée.

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