FCR:Il y avait mieux à faire

Publié le par actu

 
Le FC Rouen a évité la rechute à Moulins pour son troisième déplacement en quatre matches (photo PQR/La Montagne/P. Bigard)

FOOTBALL. National Totalement absents des débats en première période, les Rouennais sont parvenus à redresser la barre in extremis à Moulins (2-2). Ouf.

 

Dans l'obscurité du parking, derrière l'unique tribune de l'enceinte Hector-Rolland, Eric Garcin n'est pas d'humeur à s'étendre sur la première période inconsistante des Rouennais face à Moulins, encore lanterne rouge avec zéro point samedi à 20 heures. Ce n'est pas qu'il soit de mauvais poil, l'entraîneur du FCR. C'est plutôt qu'il ne veut pas blâmer des joueurs qui ont fini par lui donner satisfaction, en arrachant une égalisation qui apparaissait utopique au moment où Biger crucifia Verger (2-0) sur un coup franc qu'on aurait cru venu des pieds de Jouan. « Peu importe l'adversaire, on a su réagir, explique le technicien, dont le coaching en fin de match a fait mouche, Mayulu signant l'égalisation, et Sorrentino soutenant les deux attaquants en position de numéro 10. Les gars ont fait preuve de caractère après la pause. C'est ce que je retiens. »
Dans les rangs seinomarins, il n'est d'ailleurs pas le seul à positiver. « L'équipe a montré de la ressource. On est satisfait d'être revenu au score. C'était presque inespéré », note David, très honnête sur sa propre soirée. « Je n'ai pas pris de plaisir, il y a eu beaucoup de ballons aériens à négocier. Tant mieux si on m'a changé, puisque c'est Christopher (Mayulu) qui marque derrière. »

Une demi-réaction
Si Burel et Farsanne retiennent également une seconde période au cours de laquelle le FCR s'est enfin mis à jouer - « à 0-0 à la mi-temps, on aurait gagné » estime d'ailleurs ce dernier - les Rouennais ne cherchent pas à se cacher derrière leur réaction tardive. Y compris Garcin qui revient naturellement sur les quarante-cinq premières minutes de ses troupes. « J'ai eu l'impression qu'on jouait en amical. Je ne sais pas pourquoi. Les duels étaient les premières des choses à gagner, mais on ne l'a pas fait tout de suite. Il y a eu très peu de satisfactions. »
Les Rouennais étaient pourtant avertis. Avec trois défaites au compteur, la dernière étant concédée à Ménilles face à Pacy (3-0), Moulins avait clairement affiché sa volonté de jouer sans retenue pour annihiler sa mauvaise série. « Je n'avais pas besoin de lire la presse locale pour le savoir. On a été prévenu quinze fois qu'ils étaient remontés à bloc », souligne le technicien. Mais visiblement, ça n'a pas changé grand-chose. « Ils étaient plus agressifs que nous à tous points de vue », concède Burel. « Ils nous ont bougés, et on les a regardés, estime pour sa part Farsanne. On n'était pas tous sur la même longueur d'onde. On peut dire que c'était médiocre. Quand on a mis le pied sur le ballon, en seconde période, on a pourtant bien vu qu'on pouvait leur faire mal. » Entre la satisfaction d'avoir su réagir, et cette entame qui demeure un vrai point noir, le cœur de Burel balance. « Un point, c'est bien, mais on ne peut pas être content de ce match. C'était forcément un adversaire à notre portée. » En difficulté à Fréjus (2-0) « où l'on a fait un bon match » dixit Garcin,
Rouen a néanmoins évité la rechute à Moulins pour son troisième déplacement en quatre matches. Une demi-réaction en somme.

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