La solitaire du figaro

Publié le par actu

6.jpg

Il y a des endroits dans lesquels on se simplement bien. Après quelques jours de mer, la sensation de retrouver la terre est assez particulière.. On s'émerveille devant les côtes rocailleuses en pensant "Terre". La bruine, le ciel si gris et si bas marquent donnent le ton à l'ambiance de l'approche d'Irlande. Dans le cockpit, Dan Ar Braz et autres chants celtiques. Est-ce la fatigue qui provoque cette émotion, une contemplation naturelle qui donne la chaire de poule au petit matin. Le bateau passe devant les iles  irlandaises peuplées de fous de bassan. Une ambiance étrange, presque surnaturelle.
Et puis l'arrivée, magique dans la baie sans vent. La nuit est là, les feux de près de 25 bateaux s'étalent sur le plan d'eau et se resserrent sur la ligne, dans un silence mystique. Regroupement général. Tout ça pour ça? Une régate dans la régate, les cartes sont complètement redistribuées, nouvelle partie qu'il faut gagner avant même de chercher à comprendre la partie précédente.
Et puis, tout explose, les arrivées filent devant le bateau comité et ne se concèdent des écarts de quelques secondes.
La scène est superbe, la magie encore, opère dans la bruine.
Les écarts sont si serrés. Au port, tous partagent un verre, avec le sourire et les yeux fatigués, et on parle de l'incroyable arrivée en baie de Dingle.
 
Dingle, petit village portuaire, est un bel accueil.. Une multitude de petites maisons de couleurs égaient l'endroit. Au creux des colines Irlandaises tout se passe bien. Le bonheur est à Dingle, avec ses prairies, ses pubs et sa pluie.

Publié dans actualité sportive

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article