Course du figaro: JP est motivé!!!

Publié le par actu

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La première étape de La Solitaire a tenu ses promesses de grand spectacle. Etape difficile, stratégie de navigation complexe, le jeu est devenu un vrai exercice de concentration et de précision pour la flotte des 52 figaristes élancés sur un  parcours Lorient - La Corogne pas très commode.
 
 Après une bonne nuit de sommeil, Jean-Pierre Nicol est prêt pour la première étape, une étape particulièrement éprouvante.
 
 Sur les pontons de Lorient, c'est l'agitation, ça grouille, la pression monte. La foule, les dernières petites vérifications, quelques photos, interviews, les mains que l'on serre, les visages que l'on quitte.. ça sent le départ.  Et puis ça y est, une à une, les amarres sont larguées, le défilé de sortie des figaros démarre.  Suivis de près par les vedettes, zodiacs ou autres navires qui quittent la Base des Sous Marins. L'Hélicoptère survole la citadelle, Tara s'approche de la zone, le trimaran Sopra ou encore le 60' Britair tirent des bords vers Groix. Le soleil est là, le vent aussi. Tout y est. La partie peut commencer.
Les figaros s'assemblent, et puis le comité annonce le départ, un bon départ. 
 
La veille du départ, Jean-Pierre a bien dormi, mais les deux heures d'agitation au port ont été difficiles à gérer question préparation. Il faut réussir à se mettre dans la course très vite puis rester concentré.
 
"Un des enseignements de cette étape, ce sera l'importance de la concentration, il va falloir que je me prépare différement, je dois être plus concentré". 
 "Je suis un émotif, les marques d'affection de mes proches me touchent.. et comme je suis sensible, cela me touche vraiment beaucoup, ça me déconcentre, et au niveau sportif ce n'est pas une bonne chose je pense.
Ma famille m'a accompagné sur le parcours côtier. Ils m'ont suivi, à bord d'un bateau à moteur, c'était super, je les entendais m'encourager, mais du coup, cela m'a complètement sorti de ma course à un certain moment. Je crois qu'à l'avenir il faudra que je me mette dans ma petite bulle de concentration, un peu coupé de tout, pour ne pas me laisser emporter par mes émotions."
 
Très vite après la ligne de départ, la flotte se partage en deux, certains partent vers Groix, d'autres vers Larmor-Plage.
JP lui se place au bon endroit au bon moment, et signe un superbe départ! 
 
" Partir en 10ème position, c'était bien, je suis content! Mais le départ était long, car ce parcours côtier ressemblait à un nouveau prologue, la vraie course pour moi commençait aux Birvideaux, et du coup, ces quelques heures devant Groix m'ont bien usé!" 
 
Les embarcations de supporters rentrent peu à peu au port alors que les figaristes, eux, prennent le large, seuls.
La nuit ne s'annonce pas facile. Les conditions météos vont jouer avec les intentions de sommeil de chacun; il faut négocier une bulle dans le golfe de Gascogne. Sur la carthographie, on remarque que JP se recale dans l'Ouest assez vite ;
"je savais que ça allait rentrer par l'Ouest, alors je me suis dit qu'il fallait y aller le plus vite possible. Les conditions étaient dures pendant cette première nuit, et je n'ai pas beaucoup dormi. A cause des conditions, on a tous repoussé le moment d'aller dormir. C'est pas facile pour les nerfs de se permettre de lâcher la barre, d'aller se reposer."
 
 L'étape devient donc très vite un combat stratégique. Plusieurs shémas, et impossible de prévoir la victorieuse analyse gagnante! 
JP nous raconte :
" Pendant toute mon étape, j'ai suivi la stratégie travaillée à terre. Seulement sur l'eau, je n'ai pas pris beaucoup de risques, je trouve que j'ai été presque trop prudent dans mes choix tactiques. Bien que ce soit risqué, sur ce genre d'épreuve, il faut avoir confiance en soi, foncer dans son analyse stratégique. Je suis souvent trop extrême dans mes choix, là j'ai sû rester  prudent et ça n'a psa payé! Je savais quand j'étais bien placé et je n'ai pas voulu perdre ça, j'ai validé mon placement sur le plan d'eau. C'est vraiment dur de savoir s'il faut se lancer dans son option, surtout avec le manque de sommeil qui nuie à la lucidité."
 
Quelques points forts..
"Je suis vraiment content, car le bateau est bein préparé, il va vite. Je me sens vraiment bien à bord, les réglages, les voiles.. tout va vraiment bien, tout va vraiment vite! ça me donne confiance pour la suite. Je sais que je peux aller vite, et bientôt ce sont les autres qui vont le savoir!! Ca c'est un point positif, je me sens bien sur le bateau."
 
" Après deux nuits et deux jours et demi en mer, on approche de l'Espagne. La deuxième nuit a été très éprouvante, car il a énormément plu. 30 noeuds de vent, la bateau qui bouge beaucoup, c'était dur, éprouvant. Je suis resté GV haute et génois, alors que j'apprends que certains ont réduit la toile. J'ai rien voulu lâcher malgré les conditions, et ça use!
L'arrivée approchait, je donnais ce que je pouvais, aucune idée du classement que je n'entendais pas à la VHF. Alors je me suis accroché, on était pas mal de bateaux aux coudes à coudes, j'ai rien lâché."
 
Une 28ème position, à tout juste deux heures du premier, ce n'est pas mal du tout pour une première étape:
"Quand on franchit la ligne, c'est déjà une victoire. Honnêtement, j'étais heureux d'arriver, content de ne rien avoir lâché. On fait un sport difficile, on se fait mal pendant 3 jours, et ça fait du bien d'arriver!
Le classement on s'y intéresse vite, mais le premier sentiment, c'est la satisfaction d'arriver!"
 
Quelques mots pour un petit bilan d'étape:
" Résultat d'étape mitigé; c'est une course de temps, et je n'ai pas tant de retard que ça sur Yann (Eliès, vainqueur d'étape). Parfois je repense à Nico Troussel, qui a mis 6 heures à tout le monde. Bien que ce soit rare, rien est jamais joué avant la fin de la course; là il reste encore 3 étapes! Rien n'est joué! Surtout que là les écarts sont très faibles (Plus de 10 bateaux en 30 minutes). Donc globalement je suis content. Et puis chaque étape a ses surprises... alors on va voir la suite. Mais je reste dans mon objectif, celui d'arriver dans les 15 au classement général: pour le moment je suis dans le match!"
 
"En ce qui concerne le classement de cette étape, j'ai vraiment envie de dire un immense Bravo à Nicolas Lunven, il a été très fort, c'est vraiment bien!"
 
 La suite?
"Là j'ai bien dormi, pas trop, juste ce qu'il faut et je me sens en pleine forme. Je vais rester dans ma bulle, ne pas trop brancher mon téléphone, m'isoler et me plonger dans ma 2ème étape, bosser la météo avec Bertrand et puis ça va vite arriver ce deuxième départ, je m'y prépare au mieux".
 
 "J'aime vraiment ce sport, on se fait mal, mais les sensations sont indescriptibles. C'est du bonheur, parfois un peu éprouvant, mais c'est du bonheur! je suis plus motivé que jamais!"
 
 
 Le départ de la deuxième étape qui ralliera La Corogne à Saint Gilles Croix de Vie, sera donné mardi 4 août.
 


Publié dans actualité sportive

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