Yann Eliès vainqueur de la première étape de La Solitaire du Figaro

Publié le par actu

Ce samedi 1er août à 17 heures 59 minutes et 15 secondes, Yann Eliès a franchi la ligne d’arrivée située à l’entrée de la Ria de La Corogne. Le skipper de Generali a mis 2 jours 4 heures 59 minutes et 15 secondes pour parcourir les 345 milles de cette étape express entre Lorient et La Corogne, à la vitesse moyenne de 6,51 nœuds. Plus qu’une victoire, c’est un pied de nez au destin pour le marin de 35 ans, récemment sorti d’une longue rééducation après son accident dans le Vendée Globe. Nicolas Lunven (CGPI) prend la 2ème place de cette première étape, 16 minutes environ dans le sillage de Generali.

Sous spi, sous le ciel gris, dans un vent d’une petite dizaine de nœuds, c’est un Yann Eliès comblé qui a coupé la ligne d’arrivée en grand vainqueur de cette première étape. Une étape aussi rapide qu’exténuante, ne laissant aucun répit aux solitaires qui ont du négocier deux passages-clé dans cette transgascogne express de 345 milles : une première nuit sous spi dans les calmes et une seconde musclée au passage d’un front….

Contrairement à la plupart de ses poursuivants directs, Yann Eliès a toujours été aux avant-postes. Deuxième à la bouée de dégagement de Lorient derrière Jean-Paul Mouren (M@rseillentreprises), il enroulait ensuite en tête le phare des Birvideaux quelques heures avant la tombée de la nuit. Seuls Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr) et Charles Caudrelier Benac (Bostik) ont réussi à lui voler la vedette le temps d’une demi-journée. Mais dès vendredi soir, le skipper de Generali reprenait les commandes pour ne plus les lâcher. Partisan de la première heure d’une option au sud de la route, à l’instar de ces quelques huit compagnons dont Lunven, Pellecuer, Bérenger, Tabarly ou encore Desjoyeaux, il n’a jamais dérogé à cette stratégie du plus court chemin qui s’est avérée gagnante.

A La Corogne, Eliès signe sa 5e victoire d’étape de sa carrière de figariste (il en avait déjà remporté 4 entre 2002 et 2004), après deux ans d’absence sur le circuit. Et quelle victoire ! Plus qu’une performance, c’est aussi un sacré pied de nez au destin pour celui qui avait connu une des pires mésaventures du dernier Vendée Globe – fémur et côtes cassées au beau milieu de l’Océan Indien, il avait été récupéré par la Marine Australienne - . Après trois mois de rééducation cet hiver, le marin de St Brieuc avait repris la mer en avril dernier et remporté dans la foulée deux courses d’avant-saison (Transmanche et Solo Ports de France). Ce succès Espagnol vient confirmer sa soif de réussite et consacrer son grand retour sur la scène de la course au large.

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