Course du figaro: Grand spectacle et suspense total en mer !

Publié le par actu

 

Alors que Jean-Pierre Nicol revient à la 27ème place du classement provisoire, la Solitaire fait son spectacle, à 100 milles de l'arrivée ! Bruno Ménard, en mer avec la direction de course nous raconte :

 

" Nuages

Le skippeur que vive l'information suit particulièrement, Jean-Pierre Nicoln, revient à la 27ème place du classement provisoire, la Solitaire fait son spectacle, à 100 milles de l'arrivée ! Bruno Ménard, en mer avec la direction de course nous raconte :

 

" Nuages bas, mer d’acier désordonnée, sifflement du vent dans les gréements…La bascule au nord-ouest a été assez franche cette nuit et le spectacle est sublime ce samedi matin dans le golfe de Gascogne, à 100 milles de l’arrivée.

Rivés à la barre, luttant contre la fatigue, exploitant chaque rafale de vent qui souffle du nord-ouest pour 20 à 25 nœuds, les solitaires sont en train d’écrire le plus beau des hommages à leur course fétiche.

 

Quel cadeau d’anniversaire ! Sous spi, ils sont à l’attaque, tous. A notre droite, Gérald Véniard (Macif) « allume » comme un demeuré, à notre gauche Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile) n’est pas en reste. La mer est dure, la bascule du vent a été si franche que l’océan n’a pas encore eu le temps de faire le ménage. La VHF reste silencieuse… et pour cause ! Les pilotes sont inefficaces dans ces conditions, il faut barrer, barrer et encore barrer, même après deux nuits sans sommeil. Tous les ingrédients de la légende de La Solitaire sont là, y compris le suspense total puisque si les Sudistes ont toujours l’avantage au classement de 8h30, c’est loin d’être fini : « en haut », au nord, il y a un peu plus de pression et la mer commence à se mettre dans le sens de la route.« En bas », au sud où sont les leaders du pointage, on déplore un peu moins de vent et une mer de travers, mais on bénéficie de ce qu’on était venu chercher, à savoir un meilleur angle. Et on va encore en trouver après ça pour nous dire que la voile n’est pas un sport spectaculaire ?

 

Spectacle et suspense total, voici ce qu’on constate sur l’eau depuis le grand catamaran Direction de Course où l’on doit s’employer pour rester à hauteur des « petits » Figaro Bénéteau, ce qui n’est pas peu dire. Et Yann Eliès (Generali), pour qui on a eu très peur pendant le Vendée Globe, qui cingle en tête… elle n’est pas jolie l’histoire de le voir à ce niveau, lui qui se demandait s’il allait remarcher un jour voilà seulement sept mois ? Et Nicolas Lunven (CGPI), son dauphin du moment qui fait honneur à sa grande lignée de marins, comme pour saluer ses père et oncle qui faisaient avant lui les beaux jours de cette course ? Et tous les autres qui s’arrachent et luttent comme des enragés en se disant que tout peut encore se jouer maintenant, c’est du poulet, du curling ? Monsieur Desjoyeaux a dit récemment que cette épreuve était la plus dure et la plus belle des courses en solitaire, il a diablement raison !

 

Le pointage ? Le groupe des « sudistes de l’est » est pointé dans son intégralité dans le Top Ten, avec derrière Yann Eliès et Nicolas Lunven, messieurs Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr), Nicolas Bérenger (Koné Elevators), Eric Drouglazet (Luisina), Erwan Tabarly (Athema), Armel Tripon (Gedimat), Michel Desjoyeaux (Foncia) et Antoine Koch (Sopra Group). Tous ont joué un fort joli coup, mais rien ne dit encore qu’il sera décisif (comme en atteste par exemple la présence de Charles Caudrelier Benac (Bostik) au 4e rang alors que lui a joué au centre) et rien ne dit non plus qu’on n’aura pas droit à un regroupement final quelques milles avant la Tour d’Hercule. Vous savez ce que sont en train de faire les marins en ce moment ? Un cadeau. Un gros cadeau d’anniversaire pour les 40 bougies de cette élégante grande dame qu’est La Solitaire. Dehors, les spis dansent sur la mer métallique. C’est beau et puis c’est tout…"

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