Le Brésil a remporté hier soir sa troisième "Coupe des Confédérations" en battant les Etats-Unis en finale (3-2).

Publié le par actu

Mais que ce fut dur !

Lucio, forte tête, a donné la victoire au Brésil !

Après avoir éliminé l'Espagne en demi-finale (2-0), les Etats-Unis n'ont pas su refaire le même coup contre les Brésiliens. Et pourtant, ils y ont cru !

Les Brésiliens faisait figure de favoris. En match de poule, ils avaient facilement battu ces mêmes Américains (3-0). Mais ce fut un autre match hier. Peut-être aussi parce qu'ils ont commencé par jouer un peu petit bras comme en demi-finale, notamment en défense.

Acte I : Les Brésiliens sans défense

Avec l'absence de Juan dans la charnière centrale et le non-match de son remplaçant Luisao, la défense passoire brésilienne a pris l'eau. Une première fois à la 10ème minute, où Dempsey, étrangement seul dans la surface, a pu reprendre sans contrôle un bon centre de Spector. Une seconde fois à la 27ème minute, où Donovan après un superbe une-deux avec Davies, en a profité pour crocheter Ramires et prendre Julio César à contre-pied.

Bilan de cette première période : deux occasions, deux buts pour des Américains bien aidés par les deux défenseurs ailiers pseudo-défensifs Santos et Maicon, toujours prompts à apporter le surnombre à l'avant, beaucoup moins rapides quand il s'agit de venir défendre.

On a coutume de dire que pour les Brésiliens, "la meilleure défense, c'est l'attaque". Mais lorsque qu'il n'y a pas de mouvements, pas de fond de jeu, ce n'est pas facile de soulager une défense en manque d'inspiration.

Où est passé le jeu flamboyant développé par le Brésil contre l'Italie lors du dernier match de poule, où les auriverdes menaient 3-0 à la mi-temps  ? Le posteur Jean-mimi y avait vu "un feu d'artifice". On n'a rien vu de cela au cours de la première période.

Et quand les Brésiliens se montraient enfin dangereux avec des frappes de Robinho ou de Felipe Melo, c'est Howard, le portier US qui sortait le grand jeu. Des frappes, voilà à quoi fut réduit le Brésil lors de cette première période.

Mais si on les sentait fébriles en défense, ils pouvaient néanmoins faire la différence à tout moment...en s'appliquant davantage. Et c'est ce qui allait arriver. Car au-delà de leurs deux buts, les Américains étaient privés de ballon.

Acte II : Le Brésil renverse la vapeur

Le sursaut brésilien ne se fait pas attendre. On joue la 46ème minute, l'arbitre vient de siffler la reprise quand Luis Fabiano tente une frappe en pivot dans la surface, un tir puissant qui fait mouche.

Les brésiliens ont désormais un contrôle total sur le jeu, comme en première mi-temps me direz-vous. Oui, mais cette fois-ci ils jouent et réussissent ce qu'ils tentent. Ils multiplient les frappes - une bonne vingtaine tout au long du match, alors que les Américains n'ont pas dépassé la dizaine.

Le coaching du sélectionneur brésilien Dunga a également été pertinent : en défense, Alves à la place d'un Santos mou du genou et au milieu, Elano pour remplacer un Ramires essouflé, tout cela à la 67ème. La suite du match va lui donner raison.

Car l'énergie déployée par la seleçao finit par payer. 74ème minute, après une déviation de Robinho repoussée par la barre transversale du but US, Luis Fabiano signe un doublé d'une tête qui fusille Howard et finit par la même occasion, meilleur buteur de la compétition avec 5 réalisations.

Acte III : Samba brésilienne

Il n'y a plus de match, les Brésiliens poussent pour essayer d'en finir, avant la prolongation qui commence à pointer le bout de son nez.

Mais elle n'arrivera jamais. La tête rageuse de Lucio à la 84ème minute sur un corner d'Elano vient crucifier les Etats-Unis. Poteau rentrant. La chance a choisi son camp. Mais les Brésiliens ont mérité leur réussite.

Les Etats-Unis ont trop subi. Ils ne remporteront pas leur premier trophée.

Un trophée que connaissent bien les Brésiliens pour l'avoir déjà remporté en 1997 et 2005.

Publié dans actualité sportive

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