Syndicats - Faible mobilisation pour la journée intersyndicale

Publié le par actu

  • Entre 9000 et 30.000 personnes ont manifesté samedi à Paris pour cette dernière journée d'action intersyndicale avant l'été. Bien moins que lors du 1er mai.

  • Partout en France, la mobilisation a été beaucoup moins importante que lors des précédentes journées d'action.


 

 

Avant même la début de la manifestation parisienne, les syndicats le reconnaissaient : "la mobilisation est en dessous de nos attentes", expliquait Bernard Thibault, de la CGT. Les chiffres le confirment : à Paris, entre 9000, selon la police, et 30.000 personnes, selon la CGT, ont participé à cette nouvelle journée de mobilisation intersyndicale. La dernière avant les vacances d'été. Le 1er mai dernier, ils étaient entre 65.000 et 160.000 à battre le pavé.

Samedi, c'est derrière une banderole jaune et noire marquée "Ensemble face à la  crise, défendons l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics. Arrêt des  suppressions d'emplois et augmentation générale des salaires et des pensions" que les manifestants se sont dirigés vers la gare Montparnasse. En tête de la manifestation, François Cherèque, de la CFDT, et  Bernard Thibault, de la CGT, côte-à-côte. A quelques mètres d'eux, Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière, et Gérard  Aschieri, de FSU. Les autres leaders syndicaux étaient également en tête du cortège : Alain Olive pour l'Unsa,  Bernard Van Craynest pour la CFE-CGC, Jacques Voisin pour la CFTC, Annick Coupé  et Christian Mahieux pour Solidaires. Aussi présents, le président de l'Unef, Jean-Baptiste Prévost. Le cortège a été salué par des représentants du Parti socialiste, notamment par son porte-parole Benoît Hamon, le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone et la première adjointe au maire de Paris Anne Hidalgo.

Des salariés touchés par la crise

Ailleurs en France, la participation a également été en fort recul par rapport au 1er mai, journée qui avait rassemblée près de 1,2 million de manifestants selon les syndicats (456.000 selon la police). Encore plus en recul si on la compare au pic du 19 mars, date à laquelle entre 1,2 et 3 millions de personnes avaient défilé. Samedi, entre 800 et 2000 personnes ont fait un sit-in à Rennes, sans défiler. Démobilisation aussi à Lyon (entre 2000 et 2500), Toulouse (2 à 6000 contre 15.000 à 30.000 le 1er mai) ou Bordeaux (1500 à 8000 contre 13.500 à 50.000), mais aussi à Metz (930 à 3000), Roanne (400 à 800) ou Tarbes (entre 720 et 1000). Dans les cortèges figuraient encore cette fois-ci des salariés affectés par une fermeture d'usine ou des suppressions d'emplois, comme les emblématiques Molex à Toulouse.

Cette cinquième journée de mobilisation depuis le début de la crise, la dernière avant les vacances estivales, visait à infléchir la politique anti-crise du gouvernement et à faire pression sur le patronat. Mais le climat était moins unitaire que lors des précédentes journées d'action, FO ayant pris ses distances.

Publié dans actualité national

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article